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Ecarts de niveaux de vie, chômage des jeunes diplômés, injustice sociale… En ajoutant à cela «un régime marocain pas tout à fait démocratique, toutes les conditions objectives qui ont conduit à la révolution tunisienne et égyptienne sont réunies pourtant pas de processus révolutionnaire au Maroc. Des émeutes du pain pourraient arriver, mais pas contre le régime monarchique. Contrairement à Ben Ali et Moubarak, le roi n'est pas vu comme l'ennemi à abattre», confirme Didier Billion. Une raison majeure à cela: la légitimité accordée par la population au pouvoir du roi. Les dix dernières années du règne du père de Mohammed VI, Hassan II, ont modifié le fonctionnement du régime,notamment en s'ouvrant à l'opposition et la légitimité de la monarchie en est sortie renforcée D'autant que c'est autour de la famille régnante que s'est formée l'idée nationale. Hassan II est ainsi parvenu à marier monarchie et nation, un lien renforcé par la question du Sahara. Difficile, alors, de remettre en cause le roi ou la légitimité de sa succession. «Un respect pas éternel, mais qui joue en faveur du pouvoir dans le rapport de force avec la société. Pour le moment.»
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